Au sein du Pôle Transmission nous voulons associer aux Ateliers et aux Projets de création en partage des temps dédiés à la Recherche. Nous avons ainsi mis en place un laboratoire de pratiques pédagogiques et de production de ressources liées qui puisse nourrir l’ensemble des actions menées dans le Pôle Transmission et contribuer à actualiser nos manières de faire ensemble. Cet espace de recherche est pensé comme un espace de réflexions et de pratiques qui soit en mouvement, modulable dans les temps et en transformation au regard de ses propres conclusions et des contextes rencontrés. Chaque séance est alors une tentative de répondre aux questions soulevées par les précédentes et en génère de nouvelles pour les suivantes.

Ce sont des temps dans lesquels interroger les liens entre art, vie et politique, à partir des territoires explorés dans les projets de transmission. Un endroit où pouvoir émettre et tenter des hypothèses – entre nous, avec nos collaborateurs, avec des invités et avec des publics – qui soit poreux aux contextes qui accueillent ces séances.Il nous semble aussi très important d’associer à ces temps de réflexion et de recherche, des temps d’expérimentation et de partage avec des participants. Nous voulons lier intimement théorisation et pratique, pensée et action. Associer ces deux temps pour structurer de façon originale un laboratoire qui soit aussi empirique, et transversal où croiser les langages et les vécus.

Dans ce sens, l’une des composantes de cette recherche sera également de produire une base de ressources, qui puisse être un outil interne à la compagnie mais aussi partageable. Une cartographie complémentaire des pratiques et pensées qui s’enrichie et évoluent au fil des séances.

Il nous semble qu’un travail sur le langage est aussi très important. Nous pensons qu’il est nécessaire et pertinent de cartographier un langage commun tant pour qualifier ce qui s’invente dans les situations de transmission que pour expliquer et partager notre démarche. Se poser la question des mots au regard du faire en action, pour mieux conceptualiser ce que nous faisons déjà en pratique. Et tenter ainsi de définir et redéfinir par l’expérience le sens souterrain de nos pratiques et savoir-faire.